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4 novembre 2007

Victoire à bord de Mordicus!

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TPO très sympa aujourd'hui, à bord du Mumm 36 de Jean Louis, skippé par Alain et barré par Charles. Après un départ plus que loupé (Albiréo de tonton Thierry qui nous ferme la porte et nous oblige à virer, c'était une super manoeuvre tonton!!), on s'est vite repris, le bateau très toilé avec son grand génois avait une puissance impressionante au près. Une vitesse surface de 7 noeuds et demi et des angles de près inférieurs à 60°, ça change des réactions de mon TOUD'... Mon rôle à bord: numéro 2, à l'avant avec Alain, pour gérer spi et manoeuvres de génois. J'adore ramper sur la plage avant, être à fond au rappel, ça faisait longtemps que je n'avais plus fait ça. En plus avec du vent et des blagues sur les blondes, c'était parfait.
En temps réels les écarts étaient très impressionnants, mais après 4 heures de course, rien n'est sûr quand au résultat en compensé... Mais on finit quand même devant, juste suivi par l'équipage de tonton Thierry avec à bord une Myriame survoltée qui à l'air de bien supporter son année de plus...
Autre information importante: c'était la première fois depuis 15 ans (d'après Stef) que Mordicus accueillait à son bord en régate, 2 équipièrEs simultanéement. Quel honneur!
En tout cas merci pour la journée, même si une prochaine fois j'ammène de la grignote pour la manche, ils sont dingues sur Mordicus ils mangent même pas en mer!! 1 ou 2 babybels quand même...

9 octobre 2007

4ième pour un TPO en solo

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Quelques bateaux présents sur la ligne de départ de ce TPO. Moi j'ai pris un très mauvais départ. Je n'étais absolument pas dans la course quand la procédure a été envoyée, un peu à la bourre sur la préparation du bateau, et le remorquage par Mordicus (merci messieurs). Bref.
Beaucoup de près en plus. Sarbacanne avait déja un peu d'avance à la première bouée. Mais je l'ai vite rattrapé au portant avec mon spi géant et ses problèmes de bout dehors. Au final il termine devant moi, à moins de 5 minutes. Rageant, mais c'est comme ça. Je finis 4ième au temps compensé. C'est bien pour les points mais on sait bien que les bateaux sont trop différents... Mais c'était une très bonne journée. A dans 15 jours pour le prochain TPO

1 septembre 2007

Images du postlogue

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Les voici les voilà, visibles également sur le super site de Jean Pierre ici. Ca fait de bons souvenirs de ce coup d'essai en figaro, qui se solde par une victoire!! Génial...




19 août 2007

Coup de baston sur la Mini Port Médoc

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Déja 10 abandons sur cette course anoncée musclée. Vous trouverez ici en lien le classement au premier pointage, à la sortie de la passe sud de la Gironde, sans les derniers abandons évidement.
A noter chez les copains, ceux qui ont arreté: le tiptop Demi-clé qui a flambé son mât (je l'ai vu il est complètement tordu!!), Jonas sur son Proto n° 36, qui courait avec Thibault, et qui surtout doit prendre le départ de la Transat dans quelques semaines... Régis sur le Dingo n° 668, et ma copine Luce sur le Pogo2 514 ont également fait demi-tour, mais je ne sais pas encore pourquoi. Je pense fort à eux parce que c'est pas facile de décider de rentrer.
Je pense encore plus à ceux qui se font secouer en ce moment, Matthieu et Camille sur leur "Mariole", Mathis avec qui j'ai fait le UK Fastnet (sur son Pogo2 Manu Poki), Claire (enfin je pense surtout à son papa.. héhé, t'inquiète pas Philou) et les autres. En espérant qu'il n'y aura pas de casse, mais s'ils décident d'y rester, c'est que ça le fait pour eux.

En tout cas je suis bien contente (et mon équipier de père aussi) de ne pas être en mer ce soir. J'en ai assez vu sur la Transgascogne, j'ai eu ma dose de "cartouche", et je pense avoir validé ma capacité à naviguer dans du gros temps, ainsi que celle de mon bateau cet été; je n'avais vraiment pas envie d'y retourner, c'est pas drôle du mini dns 35 noeuds. Je pense que sur une Transat, une fois qu'on est dedans et bien on n'a plus trop le choix, mais partir en se disant qu'on va "s'en prendre une", en plus si près des côtes, moi j'avais pas envie. C'est pour cela que j'ai décidé de ne pas prendre le départ de la course.
TOUD'SUITE doit être exposé au Grand Pavois mi-septembre, c'était pas le moment de le casser...
Il nous attends bien sagement à Port Médoc, jusqu'à ce que l'on estime que les conditions seront suffisement clémentes pour partir, direction les Sables.Voilà donc les dernières nouvelles. Je serai donc (mais sans mon bateau) sur l'arrivée des copains figaristes. Bon vent à tous, et n'oubliez pas de signer vos commentaires, sans quoi j'hésite à les publier!!

13 août 2007

Cap au sud pour la port Médoc

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Un parcours de 250 milles :
Départ de Port Médoc – passage obligatoire devant port Bourgenay – contournement d'une bouée au large des îles vendéennes (remontée jusqu'à St Nazaire) - retour direct à Port Médoc.
Le départ :
Rendez vous le 19 août à 11h sur la jetée de Port Médoc pour un départ toutes voiles dehors suivi d'un parcours sous spi.

La Course:
Les 6.50 vont prendre le départ de la Mini Port médoc et tenter de relier en duo la presqu'île du médoc aux îles vendéennes. A ce jour, quarante cinq voiliers sont inscrits et une dizaine de nationalités seront représentées (Brésil, Estonie, Espagne, USA…)
Vous pourrez bien sûr suivre la course grâce au site, en lien dans la colone "liens des courses" à droite dans le blog. Je compte sur vous!!

12 août 2007

Images du départ

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Quelques photos prises sur le départ vers l'Irlande, récupérée sur le site du club organisateur de la course. Manu Poki est le Pogo 2 rouge n° 504 visible sur les photos. Voilà!!
Super départ pour nous, dégagés, sur la ligne, c'était parfait. Sauf que l'on s'est trompé de bouée de dégagement, et qu'on a terminé la sortie de la baie légèremnt hors cadre, sous génak quand même... Oui bon ben c'est tout!


On peut aussi voir la jolie voile du bateau de Nicolas, "la Ligue contre le cancer". C'était une des seules voile décorée de la flote, bien pratique pour deviner qui s'est quand on regarde à la jumelle après 3 jours san avoir vu personne...



Et "Manu Poki" à l'arrivée, un peu en vrac, avec la contre écoute de solent oubliée et le spi affalé beaucoup trop tôt. Mais on criait notre joie, on était contents de l'avoir fait...

Retour sur le Fastnet

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Après mon escapade anglaise je suis enfin de retour en Vendée (pour peu de temps). Je travaille dur à la mise à jour du blog mais je suis pas mal occupée en cette fin de saison.
Rendez-vous demain matin sur Voile FM entre 11 heures et 13 heures, ou je vais rencontrer Michel Cavard le journaliste pour lui parler de mon projet et de mes courses. A bon entendeur salut!!
Et rendez-vous au plus vite pour le blog pour comme d'habitude le récit de cette super course de 500 milles qui m'a emmenée faire le retour du rocher mythique... Vidéos et photos à l'appui.
Bon vent à tous
Cécile

31 juillet 2007

Journal de bord: La Transgascogne

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Photo de classe pour cette édition 2007, cette colo inoubliable. Salut à vous les copains!

Daniel HD, le partenaire de la course, dont je porte fièrement les couleurs sur le Port Bourgenai.




Difficile la Transgascogne 2007. On s’en souviendra. C’est une course particulière pour moi que je viens de terminer. En effet ma première nav’ en mini c’était à l’occasion du prologue de cette course en 1999, pendant lequel j’avais eu la chance de naviguer avec Arnaud Boissières !! Un chouette souvenir, et cette année c’était mon tour.
Les fichiers météo nous annonçaient 25 nœuds, ça veut dire du 30 nœuds constant, e des rafales à 35. C’est fort mais gérable, nos bateaux sont faits pour traverser l’atlantique, nous devons être capable de surmonter des vents de cette force.
Au départ peu de vent comme vous pourrez le voir dans le film mis en lien. Je prends un super départ juste derrière Francisco et passe 3ième série la bouée de dégagement. Petit bord sous spi et passage devant Bourgenai. Les journalistes et les copains sont là, c’est génial. Je suis déjà en sueur !! Et puis ça génak jusqu’à la bouée des Sables. Entre temps je préparer mon génois pour le bord suivant, j’étais en effet partie sous solent de peur que je vent ne monte rapidement. Ca y est c’est parti direction le large. Les options commencent à se dessiner. Il y a ceux qui plongent et font de la vitesse sous mon vent, afin d’aller au plus vite chercher la bascule attendue, et il y a ceux comme moi qui privilégient la route directe et sert le vent au plus près. Autour de moi 439 de Caro, Ripolin de Pierre, 633 est derrière (Lucas doit rager… héhé), enfin voilà, je suis bien dans le match. Dans la nuit je réduis assez tôt, passe sous solent puis prends le premier ris. On se faisait des appels VHF régulier, tout le monde était un peu inquiet, le baro était en chute libre…



Et puis le vent a commencé à rentrer, la mer s’est déchaînée. Quelques skippers ont fait des vidéos du golf énervé, mais on ne se rend pas vraiment compte de ce qui se passait. J’ai barré 10 heures de suite, sous le soleil, dans cette mer déchaînée. Quand il a fallut que j’aille installer le tourmentin à l’avant, j’ai réfléchis pendant une demi-heure pour savoir comment j’allais m’attacher pour ne pas être emportée par une vague. Heureusement j’avais encore Simon en liaison VHF, il m’a boostée pour y aller, sinon je mettais mon bateau en danger en n’ayant pas assez de vitesse, et en l’exposant ainsi plus à la force des vagues. Pendant ce temps j’entendait aussi Marie-Christine qui galerait avec son solent, bref c’était pas très drôle. C’est dingue que je souhaitais que ça mollisse à 30 nœuds !!

Et puis la journée est passée tranquillement, c’était superbe comme spectacle, très excitant. Je ne sentais pas en danger mais je savais que c’était chaud. Et puis un avion est passé plusieurs fois au dessus de mon bateau. J’avais entendu à la VHF que Yann Riou avait une voix d’eau, et qu’un autre bateau avait fait un roulé boulé, je me doutais que c’était pour eux les secours. Sauf que 10 minutes plus tard j’aperçois une tache fluo sur l’eau, de la fluorescéine, avec un fumigène flottant allumé. Là je panique. Je prends ma VHF pour appeler les copains, « ho les gars, c’est normal une tâche de fluorescéine ? Je dois faire quoi, répondez !! » Et dans la précipitation je suis passée sur le canal 16 pour essayer de capter quelqu’un, et là je me prends un gros paquet de mer. Ma VHF s’est bloquée en sécurité sur le 16, impossible de repasser canal course 72. Pour moi le bateau avait coulé sous la tâche fluo. C’était très angoissant, d’autant plus que l’avion repassait autour de moi. Ce que j’ai appris plus tard, c’et qu’il me guidait pour aller chercher Benoît, qui était en train de couler avec son bateau à 400 mètres sous mon vent. J’ai par hasard regardé sous ma grand voile, quand j’ai aperçu un autre fumigène, qui s’agitait dans tous les sens au milieu des déferlantes. C’était Benoît debout sur son bateau entre deux eaux, qui me faisait des gestes pour se signaler. M… il est là le bateau !! J’ai tiré en grand sur ma barre pour foncer sur lui. Je suis passée une première fois avec mon tourmentin, et j’ai compris que Benoît allait bien, il n’était pas en détresse physique, et que les secours allaient arriver. J’ai fait 4 passages devant lui, ne sachant pas si je devais le prendre à mon bord ou pas. J’avais affalé mon tourmentin, j’étais sous GV 3 ris, et la mer était toujours aussi démontée. Les virements de bord face aux déferlantes passaient de moins en moins bien. J’ai même empanné pour le dernier passage. Un peu en vrac mais le bateau a tenu le choc. A chaque passage Benoît me donnait une nouvelle info. Mais la nuit arrivait mais pas l’hélico… (la photo a été prise de l'avion qui reperait la zone)



Enfin le son libérateur. Benoît a fait péter une fusée parachute pour qu’il le repère. Moi sachant qu’il était sauvé, j’ai fait route vite vite, un grain arrivait et je n’étais pas prête pour la nuit. Je n’avais pas mangé, je ne savais pas ou étaient mes lampes, je n’étais pas habillée. Ce n’était vraiment pas drôle. Et puis j’ai barré toute la nuit. Le vent a commencé à mollir et à adonner, je me suis retrouvée sur la route directe. En plus mon réveil ne marchait plus, j’ai du faire des sommes de une heure au moins, pas très raisonnable… Enfin bref, au petit matin j’ai renvoyé 2 ris, mais je suis restée sous tourmentin. Pas envie de faire le singe a l’avant, de toute façon je me doutais que la course était perdue pour moi.

Puis panne de GPS. Les ennuis continuaient. Je suis donc arrivée à l’estime sur l’Espagne, ne comprenant pas comment marchait mon GPS de secours (la fatigue ne devait pas aider je pense…) et puis j’avais très mal géré la nourriture à bord. J’étais épuisée. Dans la matinée je vais me coucher. Quand je remonte je croyait halluciner : juste devant mon étrave un autre mini, démâté cette fois, mais à flot. C’était Elodie sur un KPMG qui avait fait un roulé boulé 7 heures plus tôt, et qui avait faillit lui coûter la vie. Je n’étais évidement pas au courant de ce qui lui était arrivé quand je suis venue sur elle.
J’ai donc choqué en grand, « ça va ? Les secours sont prévenus ? » Elle me répond que oui, et de part son attitude et ce qu’elle me dit je comprend qu’elle na pas besoin d’aide. Pour moi elle venait de démâter à quelques milles de l’arrivée, et je ne voulais pas l’embèter, ou qu’elle croit que je veuille la narguer… Donc je suis partie, alors qu’en fait elle était en réelle détresse physique et morale, elle avait de l’eau dans les poumons, et que même si je n’aurais rien pu faire pour elle, j’aurais au moins pu rester près d’elle en attendant son sauvetage comme je l’avait fait avec Benoît. Mais bon, c’est comme ça. Heureusement elle a été secourue 30 minutes après que l’on se soit croisées. Je pense bien à elle, j’espère qu’elle sera vite sur pieds que l’on puisse a nouveau s’affronter sur l’eau, comme pendant la Simrad ou s’était particulièrement prenant...

Plus tard en arrivant sur l’Espagne, je suis rentrée dans une première crique. Mais le fond remontait en grand, et je ne voyais pas de port derrière. J’ai fait demi-tour en vitesse, n’ayant aucune envie de m’échouer à quelques milles de l’arrivée… En faisant demi-tour je suis tombée sur un autre mini, gris, je pensait que c’était le croate (qui, je l’ai également appris en arrivant à Santander, à également fait un 360 avec son bateau…). En fait c’était ma copine Luce avec son « No War » qui arrivait en même temps que moi. Une concurrente directe donc, mais comme je ne pensais pas que s’était elle, je me suis contentée de la suivre, sous tourmentin comme elle, sans mettre la wouach. J’avais qu’une envie : arriver !

Enfin cette ligne d’arrivée, et le son de la voix de Patrick directeur du comité « top arrivée pour le 685 ! » C’était génial. J’ai braillé comme jamais. Je l’avais fait, j’ai traversé le Golf de Gascogne, avec des vents jusqu’à 50 nœuds, et je m’en était sortie. J’ai bien fêté ça à Santander…

26 juillet 2007

Première étape mouvementée...

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Enfin une connexion Internet à Santander. Je ne m’attarde pas sur la rédaction du compte rendu, j’ai encore plein de choses à faire sur le petit bateau qui a je pense que vous vous en doutez, pas mal souffert sur la première étape de cette Transgascogne. Une traversée du Golf digne de sa réputation, avec de nombreux bateaux évacués. Je suis contente d’être arrivée à terre sans rien de majeur d’abîmé sur le bateau, de toute façon je ne me considérais plus en course à partir du milieu de la nuit de dimanche, quand le vent a commencé à rentrer. Une expérience difficile mais très bénéfique je pense pour le reste de l’aventure direction Bahia.





Dans le coup de vent
Vidéo envoyée par cecilehoffart
Heureusement quand même plein de jolis souvenirs, de rencontres, d’images de cette course, en voici un petit extrait. Plus de précision donc dès mon retour aux Sables en début de semaine prochaine.
Pensée particulière à tous les copains qui ont du quitter leurs bateaux et les laisser dans cette mer démontée, et à Elodie qui est toujours à l’hôpital.
A très vite




En escale!!
Vidéo envoyée par cecilehoffart
Et puis une escale en Espagne ça sent un peu les vacances quand même...

17 juillet 2007

Carnet de bord: l'Open Sail Simrad

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Une bonne nuit de sommeil en revenant de la Simrad et c’est reparti sur les chapeaux de roue. Marie est partie en corse le lendemain de notre arrivée prendre son poste de mono de voile, et moi j’enchaîne sur la préparation de la Transgascogne, qui partira de Bourgenai pour rallier Santander en Espagne dimanche prochain.
En effet TOUD’SUITE a accueillit à son bord 2 demoiselles pour l’Open Sail Simrad, entre Locmiquélic et Port Bourgenai ce we. Marie ne connaissait pas l’habitable mais sa grande expérience de la régate (championne de France et Vice championne du monde de planche) l’a bien aidé pour ce mettre dans le bain.

Départ du port Sainte Catherine vers 10h30 samedi matin, dans des petits airs. On s’est fait remorqué jusqu’à la sortie, Marie barrait et je manoeuvrais. A peine sorties du port on commence à tirer nos bords pour aller en direction de la passe du sud, on s’est tanqué sur les cailloux à côté de bateaux au mouillage. Heureusement le comité veillait au grain et en 5 longues minutes de bateau était sortie des rochers. Mais on n’a pas tapé fort, il ne devrait pas y avoir de soucis. Il faudra quand même plonger cette semaine pour vérifier tout ça…
Nous étions en avance sur la ligne de départ : impeccable pour déjeuner tranquilles, saucisson, jambon, poulet, babybel…






avant la course
Vidéo envoyée par cecilehoffart
Le départ de la course a été donné à 13 heures. C’était un peu chaud. Nous étions sur la ligne dans la minute quand un troupeau de bateaux nous ai passé pleine balle au vent sous le vent… Je pense qu’on a du prendre l’un des meilleurs départ, franchir la ligne en première. Au loin on a vu Ecover qui croisait devant tout le monde en bâbord, un peu chaud quand même…

Premiers bords jusqu’à la bouée de dégagement impeccable, sauf un léger refus de tribord à Isa Magois (hé, ça passait, hein…) que j’ai "réparé" à la bouée en faisant un 360. Après ça c’est enchaîné, génak, grand spi, re-génak, grosse molle à Pen Men, j’ ai cru qu’on la quitterait jamais l’île de Groix…A ce moment là nous étions avec Isa, KPMG, Cultisol (entre autre) et puis Yemaya, on était pas trop mal déjà. Et puis le vent est complètement tombé. Pendant près de 2 heures le bateau tapait sur les vagues, le mat claquait, c’était infernal. Quand le vent est revenu on a rapidement pu envoyer grand spi, après avoir déposé les petits copains. C’était que le début d’une longue course dans la molle et les orages…

Pour nous c'était couscous à bord, version plat cuisiné bien sûr, avec sa petite merguez et les petits légumes, du bonheur. Même que c'est Marie qui a fait à manger. Elle était vraiment bien cette équipière.




Ca avance
Vidéo envoyée par cecilehoffart

Direction la bouée B1 extérieure à Belle île. On avait choisit extérieur en écoutant les précieux conseils de VDH ou de Yves le Blévec : route directe !! Et je pense qu’on était plutôt du bon coté de l’île. Pendant cette descente on a rattrapé quelques bateaux, dont mes copains JB et Manu du proto « danse avec les loups » ! C’était génial cette rencontre, avec les dauphins, les gars contents de nous voir qui s’écartent pour nous laisser passer, super quoi ! Grosses bises à tous les 2




Rencontre avec les loups
Vidéo envoyée par cecilehoffart






Les loups 2
Vidéo envoyée par cecilehoffart
Après et bien rien de spécial, on faisait notre petite route peinardes, Marie est partie dormir un peu, on a manger et tout et tout. Quand on a renvoyer le génak on voyait des orages au loin, entre belle île et Yeux. On n’avait pas trop envie d’aller se mettre en dessous. Et ben ça n’a pas loupé. Quand j’ai vu le Bazard arriver sur nous j’ai vite décidé de rouler le génak et de l’affaler, au cas où il y aurait beaucoup de vent sous les orages. Marie dormait, j’ai voulu faire ma manœuvre tout seule. Sauf que mon va et vient pour rouler la voile était mal passer. J’ai du faire le singe à l’avant pendant 10 minutes pour réussir à le rouler, et on fonçait toujours sur les orages… Quand j’ai enfin pu affaler je n’avais pas pris de rabans avec moi pour attacher la voile au bateau pendant que je finissais de ranger. Je me suis retrouvé comme une gourde avec mon génak dans les bras, avec le vent qui commençait à rentrer, la drisse qui coinçait et je ne pouvais pas finir d’affaler… Bon. Je fais quoi. Je lâche le génak et il passe à l’eau ? Je réveille Marie ? Aller c’est parti. J’ai cogné sur le pont pour la réveiller, la pauvre. Mais le vent rentrait de plus en plus fort, fallait pas traîner. Enfin bon coup de speed avant les orages. C’est bien ça réchauffe…



Ensuite gros orages. On avançait à 1,2 nœuds sur le fond, le vent faisait n’importe quoi, il pleuvait des cordes, ce n’était pas top comme moment. Surtout avec une salopette plus que pas étanche… J’ai demandé à Marie de rester à l’intérieur pour ne pas qu’on soit 2 à se faire saucer dehors, ça servait à rien… Du coup elle s’est rendormie !! Et même quand ça craquait dans tout les sens autour de nous, ça ne l’a même pas réveillée ! Je n’en revenais pas… Heureusement les orages ont cessé, et on a pu continué notre route direction l’île d’Yeux.



TOUD'SUITE de nuit
Vidéo envoyée par cecilehoffart
Quand le jour a commencé à se lever je me suis accordée un peu de repos, par tanches de 10 minutes, c’était impeccable. Et puis à 9 heures 30 c'était l'heure du petit déjeuné sur TOUD'SUITE, alors on a sorti le poulet et les babybel. Normal.

Choix difficile en arrivant à l’île d’Yeux. Le vent a forcit et basculé comme ce qui avait été annoncé par la météo. On avait prévu de faire l’intérieur de l’île pour être sur la route directe, suivre en bâbord amure au près l’évolution du bazar, et virer dans la matinée pour se retrouver avec la bascule en route directe sur Bourgenay. On a donc installer le solent à la place du génois, manœuvre que je sais pas encore bien faire car je ne l’ai pas encore beaucoup pratiquée, et qui donc me prend pas ma de temps. Sauf que au bout de 2 heures sous solent, le vent a rebasculé et est retombé !! Toute notre stratégie était foirée. M’enfin on s’en sort pas trop mal quand même à la sortie de l’île, même si avait le jus dans le nez… Ensuite c’était route directe sur petite barge. Ces 25 milles ont été les plus longs de la course…



Le bordel dans le bateau
Vidéo envoyée par cecilehoffart

En arrivant sur les Barges le brouillard était pas mal tombé, mais on voyait des voiles émerger partout autour de nous. On savait que "Bretagne Lapin" etait pas trop loin devant nous, on l'avait entendu à la VHF. Mais pour les autres on ne savait absolument pas qui etait devant ou pas. En arrivant sur Bretagne Lapin on a reconnu au loin la grand voile de KPMG, bateau de série. On savait donc qu’on était avec Elodie Riou, mais on savait pas si c'était devant ou derrière par rapport à la flotte. Et là, re-molle, à 2 milles de la bouée d’atterrissage de Bourgenay. J’ai vraiment pété un câble. Marie a réussit à me calmer mais j’en pouvais vraiment plus. En plus la sous-barbe s’était barrée, avec plus de bout dehors donc pas de génak !! J’ai tout de suite envoyé le petit spi à l’avant du bateau, directement sur l’amure. Je voyais au loin derrière la voile orange de Francisco, on commençait à y croire sérieusement. Francisco lui a toujours eu du vent, mais il est parti beaucoup trop au large par rapport à la route ? Du coup quand le vent est revenu il était dans mon latéral, et on a empanné en même temps (entre temps j’étais repassé sous grand spi, j’en pouvais plus…). Stef est arrivé avec des amis alsaciens en zod ainsi que ma maman, ils ont pu admirer notre super passage de bouée, avec affalage du spi et auloffée dans la foulée (héhé…) et puis cap sur l’arrivée à 1 milles de là. Elodie était à vue devant, et Francisco à vue derrière. On ne savait toujours pas notre place…


Et puis Stef s’est approché, le zod nous a pris en remorque et c’était génial de savoir qu’on était 4ième, même si la troisième place n’était que 5 minutes devant nous… Donc voilà, une super course, très difficile physiquement car avec beaucoup de manœuvres, de changements de voiles, et puis nerveusement aussi, avec les orages, les molles, les choix stratégiques, les silences de la VHF…

16 juillet 2007

Quelques images de l'arrivée de l'Open Sail

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Le fan club alsacien de TOUD'SUITE

TOUD'SUITE sous spi avant l'arrivée... sans bout-dehors!!


Derniers bords avant l'arrivée: rien n'est joué!

T'es fatiguée? Non j'ai faim!!

Elles sont contentes, elles ont tout vu..

13 juillet 2007

Préparation à Locmiquélic

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Dernière journée en Bretagne avant le retour de TOUD'SUITE en terres vendéennes. Le bateau est prèt, on a fait les courses, tout rangé, il ne reste plus que notre matelas de cabine avant à dégager du bateau, mais ce sera fait que demain matin... Le soleil est vraiment au rendez-vous, un peu de vent aussi, même si la météo nous annonce des vents un peu foireux pour la course (genre comme le MAP...).

On se repose donc, moi j'ai fait un contrôle sécu sur un autre bateau dont les équipiers travaillaient encore aujourd'hui et qui ne pouvaient donc pas être là pour l'inscription, pendant que Marie s'acharnait avec la brosse et le produit vaisselle (écover pour la protection de l'environnement) sur le pont de mon TOUD'SUITE. Les ptits copains sont pas tous aussi prêts que nous, il y a un peu d'animation dans le port.
Comme preuve qu'il fait beau en Bretagne, même Isa Magois a décidé de plonger pour caréner son bateau (si si!!) on a les preuves...
Enfin voilà, rendez-vous donc à Bourgenay dimanche après-midi, pour fêter la 4ième course de TOUD'SUITE!

11 juin 2007

Le récit de la MAP

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Oui je pense que pas mal d’entre vous doivent être assez surpris de mon résultat sur cette première en solo, mais vous n’êtes sûrement pas aussi étonnés que moi ! J’étais vraiment partie avec l’objectif de finir la course tout simplement, en naviguant proprement et surtout sans casser mon joli bateau… et je me retrouve avec un bouquet de fleurs, 2ième en série et 1 heure derrière Francisco Lobato, 2 minutes devant Stéphane Le Diraison! Surtout que plein de signes avant le départ auraient pu me décourager de partir sur cette super course, moi qui suis pourtant superstitieuse, heureusement que je ne les ai pas écouté (ben oui même quand David Sineau skipper du bateau "Bretagne Lapin" s’annonce à la VHF, je tremble, c’est pour dire …) Et puis j'étais un rien stressée avant le départ...



Stress avant le départ
Vidéo envoyée par cecilehoffart

Une super matinée donc, tout petits airs pour ce départ de MAP. J’étais dans les premiers à sortir du port, et j’ai donc pu rapidement me rendre compte que mon pilote automatique, qui devait être mon meilleur ami pendant la MAP (avec mes babybel bien sur, que j’ai oublié dans le frigo du mobil home…) ne fonctionnait pas. Je me doutais que c’était une histoire de mode, de réglage, mais je ne voulais pas y trifouiller toute seule de peur de tout dérégler. J’ai donc appelé Stéphane à la VHF en lui demandant de venir dès qu’il aurait sortit les derniers bateaux du port. C’est donc 10 minutes avant le signal d’avertissement (moment à partir duquel nous sommes considérés en course et nous ne pouvons plus recevoir d’aide extérieure) que Stef est monté à bord pour rebrancher la fiche arrachée que je n’avais pas vue. Ok, c’est bon, c’et partit maintenant. j'ai pas repéré la ligne de départ, je sais pas où est la bouée de dégagement, mais ça va lfaire. J’ai juste eu le temps d’envoyer mon génois, d’empanner autour du bateau comité, aller on borde et c’est parti !!


Je passe la ligne en 2ème rideau, entourée du proto Crédit Agricole, du pirate David à bord du Tréport, et du Dingo de Thibault. Donc pas trop dégagée en fait. En bonne régatière, j’ai viré dès que j’ai pu pour aller chercher du vent frais, et aussi la layline à droite du plan d’eau. Mais je ne savais toujours pas où se trouvait la bouée de dégagement…
Et puis quand j’ai enfin compris que c’était pas trop mal, j’ai viré (un peu hors cadre) direction la bouée, que j’ai passé 5ième en série, pas mal !! Mais ça a beugué quand j’ai voulu envoyer le spi, le pilote ne voulait pas aller tout droit. J’ai donc essayer de bidouiller dessus, mais ne trouvant pas la solution j’ai appeler le comité pour les avertir de mon abandon, et j'ai fiat route direction le port, en croisant à l'envers tous les petits copains qui allaient pas m'attendre...


En faisant route vers le port j’étais effondrée. J’ai appuyé sur toutes les touches du pilote pendant 5 minutes en lui braillant dessus (je sais pas s'il m'a entendue...). Stéphane et Sly fonçaient sur moi en zod mais ils n’avaient le droit de me donner des infos avant que j’aie amarré le bateau au port. Mais je ne voulais pas perdre autant de temps, et j’ai fini pas trouver les modes du pilote, compas, vent… ou barre !! Le mode barre donne un angle à la barre et le garde, donc le bateau avec un angle de barre de 30 degrés le garde, et il tourne sur lui-même !! C'était ça mon problème, ce truc qui a faillit gâcher ma course juste parce que je ne connais pas toutes les fonctions de ce fichu pilote!
Quand j’ai compris ça j’ai rappelé le comité !! « Je repars, je repars, j’ai trouvé !! » et là c’était parti pour de bon, j’avais vraiment la rage. J’étais dernière de la flotte, c’était un affront à mon joli bateau !! Grand spi et enchainement d’empannages dans les thermiques au bord de la côte. Ca a payé car arrivée au raz j’avais déjà rattrapé une quinzaine de bateaux.



Baie de Douarn sous spi
Vidéo envoyée par cecilehoffart

J’ai passé "la Plate" à 3 nœuds sur le fond avec le jus qui commençait à bien pousser dans le mauvais sens… un peu chaud, surtout quand j’ai su que ceux qui étaient 5 minutes derrière moi n’ont pas réussit à le passer… C’est là que j’ai perdu mon unique manivelle de winch ! Décidément le sort s’acharnait… Mais je suis surprise moi-même par mon calme, j’étais au taquet pour rattraper mes petits copains.

J’étais alors vent de travers sous grand spi, juste derrière Camille et son Pogo 1 le 456, c’était sympa de se tirer la bourre comme ça, et je ne regardais pas trop ce qui se passait devant en fait... Et puis tout à coup Camille abat en grand et affale son spi. Je pensait qui avait peur de plus le tenir, alors je l’ai un peu chambré… Et puis j’ai surtout regardé devant, tous les bateaux étaient collés au milieu du raz, dans une bulle sans vent, avec des risées près de la côte. Je n’avais encore pas encore affalé mon spi aussi vite !! Grande auloffée direction la côte. Je suis sortie plutôt pas mal de ce « 2ième départ », avec Actual et Night Fever. Le vent est re-rentré et les génak sont sortis sur les bateaux, c’était parti direction Groix, via la Jument des Glénans.

Super descente, super vitesse, super salade de pâtes, super sieste aussi, je ne me suis pas gênée. La nuit est tombée ensuite, et je ne me souviens pas de grand chose, à part de mon changement de voile d’avant (manœuvre que je n’avais jamais fait) parce que le génois par 16 nœuds de vent c’est trop, et que prendre un ris s'est assez compliqué sans manivelle… Je me souviens aussi de ce sentiment bizarre quand il n’y a plus personnes autour de moi, que je suis toute seule et que je ne suis pas du tout sûre des bords que je suis en train de tirer. Cette première nuit en mer en solo a été très impressionnante…


Au lever du jour je commence à distinguer des voiles autour de moi : Seb Marsset sur le Dingo 517, le proto Solidaire, le pogo 1 rouge avec la "jolie dame" dessinée dans la grand voile…




1ier matin
Vidéo envoyée par cecilehoffart

OK c’est bon, je ne suis pas toute seule. Le vent nous a accompagné pendant 2 heures jusqu’à notre arrivée à Groix. Après, c’était « pétole molle » et la guerre des nerfs. Seb m’a fichu au moins 2 milles dans la vue en une heure !! On enchaînait les tout petits bords tout près de l’île. Sur chaque bord de moins de 10 minutes je dormais 5 minutes, la nuit m’avait bien fatiguée… En sortie de l’île je suis passée au milieu d'un groupe de 6 ou 7 bateaux que j’ai dépassé, et c'était pas des mauvais : il n’y avait vraiment pas de vent, et la légèreté et la forme de carène du Dingo me permettaient d’avancer tout de même, c’était drôle de doubler des protos alors que j’étais sous pilote, affalée dans les filière sous le vent pour faire gîter le bateau, avec ma tablette de chocolat !!

Le vent est enfin re-rentré, et nous faisions route direction les Birvideaux, le phare le plus sud que nous devions aller contourner. Tout ça pour ça ? Il n’est même pas gros ! Bref, on est pas là pour faire du tourisme, surtout que je venais de comprendre en écoutant les discussions à la VHF et en voyant les premiers (Actual et Synergie) remonter sous spi dans l’autre sens direction la Chaussée, que j’étais plutôt pas trop mal dans le classement, 8ième série à ce moment là !!
Et re-grand spi, et c’est reparti !! Le bateau avançait tout seul, et je sentais la fatigue arriver… J’ai du dormir 8 fois 15 minutes à la suite au moins !! Je suis une grosse dormeuse il faut dire, je sais que c’est pas très académique, mais je ne peux pas imaginer dormir 5 minutes par 24 heures… Rien que d’y penser ça me fatigue…

Rien de spécial jusqu’à ce qu’on arrive au niveau du "plateau de la Basse Jaune". En effet la route directe entre Birvideaux et Chaussée nous faisait passer droit sur les Glénans. Il fallait donc choisir entre un passage à la côte entre les Glénans et la terre, dans les cailloux et tout et tout… Ou passer au large des îles comme à la descente. J’avais choisit de ne pas aller me mettre dans les cailloux si ce n’était pas une marque de parcours, j’ai donc pris l’option large, tout en entendant à la VHF que 95 % de la flotte passait à l’intérieur. Dur comme choix…


Nous attendions tous une bascule à l’Est, et moi j’attendais surtout que le thermique de jour tombe et que ceux à terre soient empétolés, mais je n’étais sûre de rien évidement. Je me suis pris 1 heure 30 de pétole devant la Jument, avec brouillard, courant et tout ce qui va bien… J’était complètement perdue, je comprenais plus rien, le bateau faisait des tours sur lui même, je faisait des bords carrés, j'osais même plus faire des points de peur de voir que j'avais encore reculé! J’ai appelé David le pirate qui m’avait suivit dans cette option et qui était 4 milles derrière. Il s’est moqué de moi gentiment et il a eu raison, le vent n’a pas tardé à revenir, m’entraînant vers la Chaussée en route directe à 7,5 nœuds de moyenne. J’ai encore dormi cette nuit là, par petits bouts, j’ai mangé du saucisson, mis la musique à fond, c’était génial que ça avance comme ça. J'étais super bien sur le bateau, mais je n'avais toujours pas de news du reste de la flotte, et je ne voyais aucun bateau autour de moi…


Arrivée à la Chaussée je vois au loin une grand voile verte. Je prends les jumelles, et je vois que c’est… David Sineau et son Bretagne Lapin !! Je prends la VHF : « elle est vraiment jolie ta GV David !! » A peine la marque passée il me rappelle : « ben Cécile tu sors d’où ! » Je lui réponds que j’arrive du large. Et c’est lui qui m’a appris que devant moi il n’y avait que quelques protos… et un seul série !! C’était reparti à donf !! Il ne restait plus que 30 milles à parcourir. Mais ça été drôlement long, avec re-une heure de pétole pendant que je voyais des spi fleurir derrière moi en mer d’Iroise ? J’ai finit par me sortir de cette molle en envoyant le petit spi, le grand traînant dans l’eau et donc plus difficile à gonfler. Arrivée à Basse du Lys j’étais talonnée de près par Cultisol, ça a duré jusqu’à l’arrivée… Du coup j'ai pas trop pris le temps de ranger mon bateau...


A 3 milles de la ligne j’ai vu un zod arriver sur moi, c’était Stef et Serge qui étaient super contents, ils pensaient que je ne savais pas à quelle place je me trouvais. Mais pour ne pas me déconcentrer ils sont vite repartis vers la ligne pour me prendre en remorque dès que je l’aurai franchie. C’était vraiment génial cette arrivée, de voir tout le monde content pour moi, me féliciter, me faire des bisous… J’ai eu un super bouquet de fleurs!

C'était une super course, le bateau allait comme une flèche, j'ai peut-être pas mal joué les quelques fois où il le fallait, mais faut pas non plus oublier le facteur chance qui est relativement important dans ce genre de conditions. Alors de là à confirmer une aussi bonne place le reste de la saison... Je préfère prévenir que décevoir. Mais ce qui est sûr c'est que la MAP s'est fait, j'ai fait 2ième et j'en suis très fière. C'est donc possible, le bateau marche super bien, les voiles sont super et je suis très bien à bord. Que du bonheur et des bonnes choses pour le reste de la saison...

20 mai 2007

Compte-rendu de la première!

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Ca y est nous sommes arrivés à destination à Douarnenez à bord de notre TOUD’SUITE, classés 24ième en bateau de série. Nous sommes très contents du bateau, même s’il y a quelques petites choses à modifier en prévision du Trophée MAP que je vais courir en solo début juin. Place honorable donc, même si on peut mieux faire, mais pour la 4ième nav’ à bord du bateau nous sommes plutôt contents.

Un peu stressée avant le départ, d’autant plus que la nav’ a été préparée à la va-vite et que nous n’avions absolument pas consulté la météo. Briefing skipper à 8H30


Départ dans la pétole et sous la pluie à Locmiquélic. Mais plutôt bien placé sur la ligne de départ. Nous passons en milieu de tableau à la bouée de dégagement, puis nous filons vers Belle-île sous grand spi, et même que ça marche plutôt pas mal


On dépasse Thibault!
Vidéo envoyée par cecilehoffart
Le vent a commencé à mollir à partir du plateau de Birvirdeaux. Et là a commencé un tourné manège de voiles : Grand spi, petit, génak ça a pas arrêté jusqu’à la marque à Belle-île (« les galères » qui portent bien leur nom) ou nous sommes passés 13ième en bateau de série, et puis c’est parti pour 90 milles de près. Que du bonheur !
Nous avons mangé notre fidèle salade de pâtes tomates avocat mozzarella germe de blé champignon histoire de reprendre des forces.



La montée au près vers la Chaussée de sein fut longue et éprouvante. Passés à l’intérieur de Groix puis sous les glénans, on a pas du trop mal joué par rapport à la route, mais nous étions un peu trop toilés en fonction des variation du vent, et un gros problème de cap nous faisant perdre beaucoup de distance.
Arrivée à la Chaussée très impressionnante (je n’y étais jamais passé) avec une houle immense, de près de 6 mètres de haut, mais longue donc peu dangereuse. Nous étions alors avec Fred sur le Dingo 556, sauf qu’on ne savait pas que c’était lui. On ne l’a su qu’à l’arrivée… (Attendez la suite !)

Ensuite direction sous génak les 2 marques à passer dans l’entrée de la baie de Douarn, puis grand spi pour finir sous solent, et se faire dépasser à 5 minutes de l’arrivée par… Le 556 qui était encore sous génak !! Mais bon c’était Fred alors ça nous a bien fait rire.




Bref une expérience très sympa, la confirmation que les bolinos c’est vraiment dégueu, que le pyjama polaire c’est la bonne option, et que Clovis a bien sa place sur la barre de mon TOUD’SUITE.
Je vous laisse sur ces quelques images
A très vite
Cécile