Zoom sur mon projet
27 août 2007
Victoire sur le Postlogue de la Solitaire du Figaro!
Libellés : Moins sérieux..., Résultats
13 août 2007
Journal de bord: le UK fastnet
En effet juste après avoir bouclé ma Transgascogne, je me suis envolée direction Londres puis Plymouth, rejoindre Mathis et son Pogo 2 Manu Poki qui m’attendaient de pied ferme pour une course de 500 milles direction l’Irlande.
Nous nous étions rencontrés à Douarnenez, et le courant est tout de suite bien passé entre nous. Mathis m’a donc proposé très tôt de venir faire la course avec lui, il lui fallait un équipier qui a le stage de survie ISAF, que lui n’a pas encore validé. C’était l’occasion pour moi d’acquérir encore plus d’expérience, de faire connaissance avec le Pogo 2 qui est quand même le concurrent le plus sérieux de mon Dingo, et surtout de voir le rocher mythique.
Me voilà donc arrivée à Plymouth. Je retrouve mes petits copains Thibault et Vincent sur Boero (Dingo n° 515), et François Champion sur son Pogo 1, accompagné de son pote Arnaud. La fine équipe est réunie, préparation pour le départ.
Derniers détails à régler avant le départ, l’administratif par rapport à l’organisation de la course, compléter l’avitaillement, faire la route, regarder météo et cartes… Normal quoi.
Dimanche super conditions. Petits airs pour sortir de la baie, un chouette départ pour nous, sauf qu’on se trompe de bouée de dégagement et qu’on se retrouve à tirer un bord sous génak, puis direction le Cap Lizard. Les premiers 50 milles se passent à merveille, mer belle, on est avec les premiers, le bateau avance bien. Bonheur.
Et puis la première nuit tombe, et le vent commence à monter un peu. On finit par réduire la toile, passer sous solent, puis prendre le premier ris. Les copains sont toujours à coté de nous, mais on a un gros problème de cap. L’ambiance est électrique à bord, on n’est pas d’accord sur le réglage des voiles et surtout des bastaques. Ce n’est pas facile !! Mais heureusement tout s’arrange. On passe Bishop Rock dans les premiers bateau, même si le courant nous enquiquine pas mal, sous les nuages à grains et à pluie. Bref. On a pas beaucoup dormi, il faut se reprendre.
Les 150 milles en les Scilly et le Fastnet on été au près. Que du pès que du près. Avec une option météo vers l'est, en attendant la grosse bascule à droite, qui a eu lieu mais moins franchement que prévu. On avait déja pas mal de retard sur le routage que Stef nous avait élaboré avant le départ de la course... Et puis nous avons eu le droit à notre petit atelier bricolage, couture plus précisement. En effet la grand-voile s'était décousue sur un mètre sur la chute, mais nous avions à bord un Mathis ultra concentré qui nous a réparé ça en 1 heure. Efficasse. La réparation a tenue jusqu'à l'arrivée.
On a mangé, on a dormi, on a été malade un peu aussi, le bateau tapait un peu dans les vagues, c'téait pas drôle la montée. Et puis nous sommes enfin arrivés au rocher. Il était là, énorme, dans le soleil couchant, avec toutes les mouettes posées sur lui, ça y est on l’avait vu. C’était génial. Sauf que l’appareil photo a commencé à faire de siennes juste en arrivant, m’obligeant à supprimer quelques autres images du début de la course pour avoir de la place pour le Fastnet. Bref c’était génial.
le phare du Fastnet
Vidéo envoyée par cecilehoffart
Heureusement on a avancé plus que bien en 2ième partie de nuit, avec les dauphins qui vennaient nous rendre visite toutes les heures, et on ne le savait pas mais les copains on été collés pendant toute la nuit. Certains n'ont fait qu'une vingtaine de milles se jour là, et on était en train de recoller à la flotte.
Dauphins
Vidéo envoyée par cecilehoffart
La fin de course a été particulièrement stressante. Dans la pétole, à 20 milles de l’arrivée, plus de bateaux autour… En plus la fatigue commençait à se faire sentir, on arrivait à bout de la nourriture « supportable » ne voulant pas touché au stock de pâtes chinoises (berk…). On pensait arriver vers 6 heures du matin, marchant à presque 7 nœuds sous grand spi… Nous avons passé la ligne à 14 heures le lendemain…
Fin de course
Vidéo envoyée par cecilehoffart
Et je ne m'arrete pas là, mercredi cap au sud avec TOUD'SUITE, qui embarque cette fois-ci mon papa, avec qui je vais faire la Port Médoc, dernière course de la saison. Plus de détails dans un prochain message.
Merci encore à tous pour les messages et la fidelité au blog, mais au lieu de m'envoyer des mails n'hésitez pas à laisser des commentaires directement sur le blog. Le bateau est à Port Olona, et moi je pars mercredi soir vers le sud. Au plaisir de vous croiser sur le port!
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1 août 2007
Etape retour de la Transgascogne
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26 juillet 2007
Première étape mouvementée...
Pensée particulière à tous les copains qui ont du quitter leurs bateaux et les laisser dans cette mer démontée, et à Elodie qui est toujours à l’hôpital.
A très vite
En escale!!
Vidéo envoyée par cecilehoffart
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18 juillet 2007
Retour sur la Chrono
Petit reportage photo ici sur la Chrono 6.50 à laquelle j'ai participé du 6 au 8 juillet dernier à Lorient. Bon visionnage!Libellés : journal de bord, Résultats
17 juillet 2007
Carnet de bord: l'Open Sail Simrad
En effet TOUD’SUITE a accueillit à son bord 2 demoiselles pour l’Open Sail Simrad, entre Locmiquélic et Port Bourgenai ce we. Marie ne connaissait pas l’habitable mais sa grande expérience de la régate (championne de France et Vice championne du monde de planche) l’a bien aidé pour ce mettre dans le bain.
Départ du port Sainte Catherine vers 10h30 samedi matin, dans des petits airs. On s’est fait remorqué jusqu’à la sortie, Marie barrait et je manoeuvrais. A peine sorties du port on commence à tirer nos bords pour aller en direction de la passe du sud, on s’est tanqué sur les cailloux à côté de bateaux au mouillage. Heureusement le comité veillait au grain et en 5 longues minutes de bateau était sortie des rochers. Mais on n’a pas tapé fort, il ne devrait pas y avoir de soucis. Il faudra quand même plonger cette semaine pour vérifier tout ça…
Nous étions en avance sur la ligne de départ : impeccable pour déjeuner tranquilles, saucisson, jambon, poulet, babybel…
Le départ de la course a été donné à 13 heures. C’était un peu chaud. Nous étions sur la ligne dans la minute quand un troupeau de bateaux nous ai passé pleine balle au vent sous le vent… Je pense qu’on a du prendre l’un des meilleurs départ, franchir la ligne en première. Au loin on a vu Ecover qui croisait devant tout le monde en bâbord, un peu chaud quand même…
Premiers bords jusqu’à la bouée de dégagement impeccable, sauf un léger refus de tribord à Isa Magois (hé, ça passait, hein…) que j’ai "réparé" à la bouée en faisant un 360. Après ça c’est enchaîné, génak, grand spi, re-génak, grosse molle à Pen Men, j’ ai cru qu’on la quitterait jamais l’île de Groix…A ce moment là nous étions avec Isa, KPMG, Cultisol (entre autre) et puis Yemaya, on était pas trop mal déjà. Et puis le vent est complètement tombé. Pendant près de 2 heures le bateau tapait sur les vagues, le mat claquait, c’était infernal. Quand le vent est revenu on a rapidement pu envoyer grand spi, après avoir déposé les petits copains. C’était que le début d’une longue course dans la molle et les orages…
Direction la bouée B1 extérieure à Belle île. On avait choisit extérieur en écoutant les précieux conseils de VDH ou de Yves le Blévec : route directe !! Et je pense qu’on était plutôt du bon coté de l’île. Pendant cette descente on a rattrapé quelques bateaux, dont mes copains JB et Manu du proto « danse avec les loups » ! C’était génial cette rencontre, avec les dauphins, les gars contents de nous voir qui s’écartent pour nous laisser passer, super quoi ! Grosses bises à tous les 2
Après et bien rien de spécial, on faisait notre petite route peinardes, Marie est partie dormir un peu, on a manger et tout et tout. Quand on a renvoyer le génak on voyait des orages au loin, entre belle île et Yeux. On n’avait pas trop envie d’aller se mettre en dessous. Et ben ça n’a pas loupé. Quand j’ai vu le Bazard arriver sur nous j’ai vite décidé de rouler le génak et de l’affaler, au cas où il y aurait beaucoup de vent sous les orages. Marie dormait, j’ai voulu faire ma manœuvre tout seule. Sauf que mon va et vient pour rouler la voile était mal passer. J’ai du faire le singe à l’avant pendant 10 minutes pour réussir à le rouler, et on fonçait toujours sur les orages… Quand j’ai enfin pu affaler je n’avais pas pris de rabans avec moi pour attacher la voile au bateau pendant que je finissais de ranger. Je me suis retrouvé comme une gourde avec mon génak dans les bras, avec le vent qui commençait à rentrer, la drisse qui coinçait et je ne pouvais pas finir d’affaler… Bon. Je fais quoi. Je lâche le génak et il passe à l’eau ? Je réveille Marie ? Aller c’est parti. J’ai cogné sur le pont pour la réveiller, la pauvre. Mais le vent rentrait de plus en plus fort, fallait pas traîner. Enfin bon coup de speed avant les orages. C’est bien ça réchauffe…
En arrivant sur les Barges le brouillard était pas mal tombé, mais on voyait des voiles émerger partout autour de nous. On savait que "Bretagne Lapin" etait pas trop loin devant nous, on l'avait entendu à la VHF. Mais pour les autres on ne savait absolument pas qui etait devant ou pas. En arrivant sur Bretagne Lapin on a reconnu au loin la grand voile de KPMG, bateau de série. On savait donc qu’on était avec Elodie Riou, mais on savait pas si c'était devant ou derrière par rapport à la flotte. Et là, re-molle, à 2 milles de la bouée d’atterrissage de Bourgenay. J’ai vraiment pété un câble. Marie a réussit à me calmer mais j’en pouvais vraiment plus. En plus la sous-barbe s’était barrée, avec plus de bout dehors donc pas de génak !! J’ai tout de suite envoyé le petit spi à l’avant du bateau, directement sur l’amure. Je voyais au loin derrière la voile orange de Francisco, on commençait à y croire sérieusement. Francisco lui a toujours eu du vent, mais il est parti beaucoup trop au large par rapport à la route ? Du coup quand le vent est revenu il était dans mon latéral, et on a empanné en même temps (entre temps j’étais repassé sous grand spi, j’en pouvais plus…). Stef est arrivé avec des amis alsaciens en zod ainsi que ma maman, ils ont pu admirer notre super passage de bouée, avec affalage du spi et auloffée dans la foulée (héhé…) et puis cap sur l’arrivée à 1 milles de là. Elodie était à vue devant, et Francisco à vue derrière. On ne savait toujours pas notre place…
Et puis Stef s’est approché, le zod nous a pris en remorque et c’était génial de savoir qu’on était 4ième, même si la troisième place n’était que 5 minutes devant nous… Donc voilà, une super course, très difficile physiquement car avec beaucoup de manœuvres, de changements de voiles, et puis nerveusement aussi, avec les orages, les molles, les choix stratégiques, les silences de la VHF…
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9 juillet 2007
Carnet de bord: la Chrono 6.50
Je vous rappel le principe de la Chrono : une ligne de départ entre la plage et une perche bâbord de la passe de l’ouest, juste après la citadelle, on va faire le tour de l’île dans le sens qu’on veut en respectant la bouée des chats (c’est la seule marque obligatoire) et on revient en repassant la ligne dans l’autre sens. Il faut 4 tours minimums pour valider la course, qui donne 80 milles pour la transat. Archi simple.
Donc je vous ai fait un petit condensé de cette 2ième course en solo à bord de mon TOUD’SUITE, pour la Chrono 6.50 basée à la Base des sous marins de Lorient. J’étais arrivée mercredi soir des Sables, pour avoir la journée de jeudi en rangement, préparation, inscriptions, météo… J’ai vidé le bateau. Il ne restait que le minimum exigé à l’intérieur, à savoir le matos de sécu, les voiles, mon ciré, et ma réserve de babybel.
Vendredi matin briefing météo fait par Hervé Laurent (j’étais super fan quand j’étais plus jeune…), j’ai bien écouté, mais j’ai rien compris sur l’eau. Faut vraiment que je travaille la météo.
On est partis pour un premier tour dans 17 nœuds de vent, sous solent. Je suis partie juste derrière Isa Magois sur son Pogo 2, et je me suis fait bien distancée… Elle est allée tirer des petits bords tout près de l’île, avec des adonnantes de folie, alors que moi je ne les avais pas. Bof, pas grave. Je passe la pointe de Pen-Men, et s’est parti pour le grand spi. Très sympa la descente, et au moins au portant, je me faisait pas distancer… Héhé
Impeccable le reste de la matinée, arrivée au port à 14. j’ai décidé de ne pas repartir pour un 2ième tour à cause du vent qui était monté d’un bon cran, mon mat très promeneur à cause d’un gréement qui a du se desserrer, et puis moi un peu vasouille, je le sentais pas. Donc douche et pâte !! Les autres sont tous repartis pour un 2ième tour dans un vent forcissant qui a tourné et qui était idéal pour le parcours, même que Yves le Blévec a explosé le record du tour en le faisant en 2h40 (le précédent record était de lui aussi, en 2h54). Et puis surtout pour moi, la place d’avant dernière au classement provisoire.
Samedi matin bonne surprise, le vent est tombé. Et ça c’est pas mal pour moi. 2 crêpes au nutella et à 8 heures je suis au taquet sur la ligne de départ. J’envois grand spi et c’est parti pour un tour en commençant par Pen-Men comme vendredi. Tout se passe super, je croise les petits copains dans l’autre sens, je tchatche un peu à la VHF, normal quoi ! Ce jour là j’aurais fait 2 tours, avec le 8ième et le troisième temps de la journée pour les séries !! La déception de la veille est très vite oubliée !! Et à la soirée petite surprise : une démonstration de capoeira faite par une compagnie de Lorient, c’était vraiment joli et surprenant !
Et le dimanche super conditions. Soleil, vent un peu foireux et mou, et surtout toute la flotte qui part ensemble… Pour le troupeau c’est direction « les Chats ». Mais moi, ce sera Pen-Men (j’aime bien les bords du facteur, ça me réussit pas mal je crois…), sous grand spi un peu serré, dans un vent refusant qui m’obligera à affaler pour passer la pointe. J’ai envoyer de l’autre coté, et c’est parti plein balle pour « les chats ». Je croise les autres au près derrière l’île (coucou les copains), je m’enfile mon sachet de cuisse de poulet, un kiri, et c’est l’arrivée sur la bouée. Affalage et auloffée autour de la bouée. Je commence à être vraiment contente de mes manœuvres. Et là mon bateau c’étais un avion : au près dans du vent mou, avec mon grand génois et ma super GV, j’ai pas tardé à revenir dans la passe. Au fur et à mesure que j’arrivais sur Lorient le vent adonnait, et je me suis retrouvée vent de travers dans la passe. Au loin je voyais les copains sous spi qui arrivaient de Pen-Men. Ni une ni 2 je repasse mes écoutes de spi, drisse amure, je jette le spi dans le cockpit sans prendre le temps de le remettre dans le sac et roule ma poule !! (C’était un peu chaud comme manœuvre quand même…). Du coup j’étais super serré dans la passe, le grand spi qui couchait le bateau, et les autres qui arrivaient… j’ai finit par pouvoir abattre un peu, et je passe la ligne d’arrivée… en même temps que ceux qui étaient partis dans l’autre sens 10 minutes avant moi !! Je me suis dit que ce n’était pas trop mal mon option…
Et voilà, retour au port, bateau rangé, et remise des prix en fanfare !! D’ailleurs j’ai gagné des supers cadeaux : pour ma 7ième place au classement général j’ai eu un super couteau Leitherman, et j’ai aussi gagné un matelas pour couchette avant de Pogo 2, pour ma performance du jeudi qui m’amène à l’avant dernière performance de toute la course (juste devant Isa Magois, qui a refusé son lot parce qu’elle l’a déjà ce matelas !!). En bref une super organisation, des fêtes super, une course très intéressante sportivement et tactiquement, du bonheur quoi !! Et puis pour une fois il y avait des tee-shirts fille, héhé…
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10 juin 2007
2ième série au Trophée MAP!
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